Rhétorique : « Art de bien parler, ensemble des procédés qu’un orateur emploie pour persuader, convaincre » (Dictionnaire Hachette, édition 2005).

 

La rhétorique est l’art de convaincre, pas de tromper.

 

Il arrive que la rhétorique véhicule une idéologie, souvent à l’insu du locuteur.

 

Mais le plus souvent, c’est le récepteur du message qui se trompe, en interprétant « au sens propre » un signifiant auquel l’émetteur n’attribuait qu’un « sens figuré ». Et c’est ainsi que des représentations économiques erronées peuvent naître.

 

Des exemples ? Vous les trouverez dans le lexique. Contrairement aux apparences, aucune intention dans cette page de marcher sur les plate-bandes des linguistes. Les définitions des figures rhétoriques y sont simplement rappelées[1], Elles sont très vite suivies d’illustrations issues du discours économique et social.

 

 

 

Certes, le choix du terme « lexique » pour désigner cette page pourrait lui-même être considéré comme un procédé rhétorique : l’hyperbole ! En effet,  l’effectif de ce lexique est loin d’atteindre le nombre de mots contenu dans le plus simple de vos dictionnaires et la moins encyclopédique de vos encyclopédies. Mais comme chacun le sait, la quantité n’est pas gage de qualité.

 

 

 

Parmi les quelques tropes qui y sont retenus, figure, à la lettre « e », l’ « ellipse ». Plus que tout autre procédé, celui-ci peut générer des représentations erronées. En effet, elle est un manque, que le lecteur est libre de combler comme il l’entend. Alors, d’un émetteur à un récepteur, d’un lecteur à l’autre, bien des malentendus sont possibles !

 

 

 

C’est ce que l’on s’amusera à découvrir dans les  devinettes. Le jeu consiste à trouver pour chaque exemple d’ellipse l’interprétation la plus fidèle à la pensée de l’auteur, et accessoirement la plus pertinente en soi (ce n’est pas toujours compatible !).

 

 

 

Jouez le jeu, n’allez pas trop vite voir les solutions.

 

 

 



[1]et empruntées à Bernard Dupriez : Les procédés littéraires, dictionnaire de la collection Gradus, Union Générale d’éditions, 1984, Paris. Ce dernier s’inspire parfois de Littre, le plus souvent  de Pierre Fontanier : Les Figures du discours, Flammarion, 1968, Paris.