Moyen d’expression et de communication, le langage est aussi un révélateur des représentations.

Les représentations sont en grande partie des malentendus.

            Il y a d’abord les mots. Les locuteurs s’en emparent, ils en font évoluer la signification, parfois jusqu’au grand écart. 

                        Premier exemple : le consumérisme

 

            Il y a ensuite les figures de style.

                        Volontaires, ce sont  les procédés de l’éloquence.  Les locuteurs, écriveurs, orateurs, haut-parleurs et autres beaux parleurs les utilisent pour convaincre, émouvoir, quelquefois transmettre une idéologie.

                        Involontaires, ce sont des adventices, des plantes qui poussent de manière sauvage, à l’insu des locuteurs. En lisant entre les lignes, les récepteurs déforment ou reformulent le propos des locuteurs. Ainsi naissent des représentations qui peuvent induire en erreur, favoriser des croyances, susciter des mythes.

 

         Il y a enfin les connotations

                     Si le langage associe des signifiants (mots, phrases) à des signifiés, lui-même est un signifiant.

                        La manière dont on pratique le langage révèle une attitude collective (de groupe, de classe ? A voir…).  Il y a les manies, les anglicismes, les néologismes, et tout simplement les erreurs conscientes ou inconscientes.

                        L’erreur, la « faute » d’orthographe ou de grammaire, n’est pas très intéressante à analyser quand elle s’explique par la difficulté d’apprentissage, l’échec scolaire ou la rélégation sociale. La dénoncer relève du plus mauvais goût.

                        Mais elle devient fascinante quand elle est le fait de l’élite instruite. Il est intéressant de se demander ce qu’elle révèle de la conscience ou de l’inconscient collectif de cette élite.

                        J’ouvrirai prochainement la page qui développera cela.