SOMMAIRE

Les points sur les "i"

Petite mise en bouche

"Vous n'êtes pas dans votre assiette, monsieur Barbier !"

Le lapsus de Manuel Valls

Les points sur les "i"

Dans ces pages, je traque ce que je crois être de fausses représentations de la réalité économique et sociale.

L'euro fait-il valser les étiquettes, la formation professionnelle fait-elle diminuer le chômage, une monnaie peut-elle être plus forte qu'une autre, faut-il casser le thermomètre de la croissance, le développement durable a-t-il assez duré ?...

 

Je vous propose mes réponses. J'espère que vos réactions les enrichiront. Le débat est ouvert.

 

D'autres questions, je l'espère, seront encore éclaircies par la suite.

D'autres points mis sur d'autres "i"...

 

 

Petite mise en bouche

"Vous n'êtes pas dans votre assiette, monsieur Barbier !"

 

            Christophe Barbier, France Inter, 25 mai 2013, entre 8 h 30 et 9 h 00, dans le débat entre éditorialistes (« le journal de la semaine politique ») avançait que pour augmenter les recettes de la protection sociale, il allait bien falloir accepter de travailler plus, présentant comme contre-exemples les 35 heures et la 5e semaine de congés payés.  Je cite : « Pour les impôts, on est au maximum. “Trop d’impôt tue l’impôt”, il va bien falloir s’attaquer au côté quantitatif de l’assiette des recettes, travailler plus…  plus de compétitivité. … On a pu s’offrir les RTT, on a pu s’offrir la 5e semaine de congés payés. Tant mieux, c’était possible ; ça ne l’est plus ; il faut savoir redonner de l’effort quantitatif pour pouvoir être sûr que demain, à l’hôpital, dans les maisons de retraite, on continue à avoir cette solidarité à la française… »

 

            Cette thèse est-elle défendable ?

 

           Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

Le lapsus de Manuel Valls

 

           Le 16 avril 2014, Le tout nouveau premier ministre français Manuel Valls est l'invité du journal de 20 h de France 2, pour présenter son plan de réduction des dépenses publiques de 50 milliards d'euros sur 3 ans.

           A cette occasion et à titre de justification, il explique que « les déficits représentent 57% de notre richesse nationale » !

           En réalité, les déficits publics, en France, en 2014, tournent autour de 4 % du PIB (produit intérieur brut), c'est-à-dire  au-dessus mais au voisinage de la fameuse barre de 3% fixée par Bruxelles, et que le gouvernement Valls a précisément tenté, en vain semble-t-il, de renégocier.

           Ce sont les dépenses publiques qui représentent, en effet, environ 57% du PIB.

           Ce n'est qu'un lapsus. Est-il révélateur et de quoi ?

            Peut-être de ce que, pour frapper les esprits, pour dramatiser la situation, pour justifier des atteintes à la protection sociale au nom de la réduction des déficits et de la dette publique, mieux vaut arrondir ce genre de donnée vers le haut que vers le bas.